Londres: l'eldorado des amateurs de comédies musicales
VOYAGE. Envie de voir une comédie musicale? «Billy Elliot», «Wicked», «The Wizard of Oz»… Et si vous franchissiez la Manche pour assister à une représentation «so british»?

Ghost the musical au théâtre Piccadilly
Départ à 10h du matin à Paris, retour à 22h. Samedi dernier, une trentaine d'auditeurs de 42e rue, l'émission de radio consacrée à la comédie musicale sur France Musique, a eu la chance de se rendre à Londres sur la journée. Le but du déplacement? Voir un musical, grâce à un concours organisé par la radio, en partenariat avec TÊTU.
Pourquoi s'embêter à migrer à Londres pour voir une comédie musicale? Tout simplement parce que la capitale anglaise est la «petite Broadway», selon l'expression de Laurent Valière, producteur de l'émission de radio et spécialiste de ces spectacles chantants. Le quartier des théâtres de Londres, le West End (photo ci-dessous), propose plus d'une quarantaine de salles de spectacles, des acteurs extrêmement doués et même une boutique spécialisée.
Des comédies très gay-friendly
New York n'est donc pas le seul paradis des amateurs du genre. Beaucoup plus près de nous, Londres se fait remarquer par son dynamisme. «Ce n'est pas un pis-aller, défend Rémy Batteault, collaborateur de 42e Rue et co-rédacteur en chef de Regard en coulisse. «Ce n'est pas: “tu ne peux pas aller à New York, alors va à Londres”. Non, on y voit vraiment des choses épatantes!»
En ce moment à l'affiche: Chicago, Crazy For You (sur une musique de Gershwin), le classique Les Misérables, Wicked (inspiré du Magicien d'Oz), The Phantom of the Opera (joué depuis 25 ans!), une série de spectacles inspirés de films: Ghost the musical, Legally Blonde, Shrek... Ainsi qu'un certains nombre de comédies musicales très gay-friendly!

Energie à revendre
«Actuellement, il y a plein de pièces qui contiennent un personnage homo, un clin d'œil gay… ça n'arrête pas!» s'amuse Laurent Valière. Si Priscilla, Queen of the Desert vient de faire ses adieux, on peut toujours voir Billy Elliot (avec un personnage homo et une musique d'Elton John), Mama Mia, We Will Rock You (basée sur les chansons de Queen), ou encore l'ultra classique The Wizard of Oz, avec son lion crypto gay.
Dans le quartier de West End, on peut voir des shows montés à Broadway et ensuite repris à Londres. Mais il arrive aussi assez souvent que les productions marchent dans le sens inverse… et que ce soit des shows britanniques qui arrivent dans un second temps à New York. Cela a été le cas pour Ghost, Priscilla, Le Fantôme de l'Opéra, les Misérables, Mamma Mia… Tous lancés à Londres, avant d'atterrir à Broadway. La vieille Europe a encore pas mal d'énergie à revendre!
Loin des grosses productions françaises
Philippe et Jean, qui étaient du voyage organisé par 42e Rue, se sont félicités d'assister à une comédie musicale dans un contexte londonien: avec «un public qui réagit beaucoup plus», dans un très beau théâtre, loin des «grandes salles françaises style Palais des Congrès, trop froides» et qui n'ont souvent pas la place pour un orchestre. Ce qui charme ce couple pacsé depuis 12 ans, c'est aussi de voir une représentation «en VO»: «C'est toujours mieux d'avoir l'œuvre originale, on se méfie des traductions et des adaptations», précise Philippe.

Les comédies dans la plus grande tradition anglo-saxonne sont en effet assez différentes des grosses productions françaises auxquelles nous sommes habitués. «Il y a eu une vraie émergence de la comédie musicale dans l'hexagone suite au succès de Notre-Dame de Paris, analyse Rémy Batteault. Pour ce type de grosse production, la communication ne se fait pas du tout comme dans les pays anglo-saxons. En France, l'album du spectacle sort bien avant les représentations, il est matraqué sur les ondes. Conséquence: les spectateurs viennent écouter des chansons qu'ils connaissent déjà, comme à un concert, et la dramaturgie du spectacle est laissée de côté.»
Dans les pièces de Broadway et du West End, c'est l'histoire qui prime. La comédie musicale est avant tout du théâtre dans lequel on chante et on danse, plutôt qu'une succession de tableaux musicaux. On nous raconte donc l'histoire de Billy, ce fils de mineur qui voulait être danseur (Billy Elliot). Celle de Dorothy, emportée par une tornade dans un pays magique (The Wizard of Oz). Celle de la Méchante Sorcière de l'Ouest et de sa meilleure amie (Wicked). On retombe en enfance, pour notre plus grand bonheur.
Découvrez quelques bandes-annonces des spectacles londoniens:
A noter: Eurostar propose ici des réductions sur certains spectacles, qui changent régulièrement.
42e rue, présentée par Laurent Valière,
le dimanche de 11h à 12h sur France Musique.
Photos: Ghost/DR.
West End: Marie Kirschen pour TÊTU.






















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De mar59
je n'ai jamais été voir de comédie de musical, j'aimerai bien mais j'ai peur de ne pas bien comprendre l'histoire, je ne parle pas anglais.
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De Pelle Svanslös
Comment ça tu ne parles pas anglais, tu vis dans une grotte sans internet? De toutes façon nul besoin de parler anglais pour profiter de ce genre de spectacle, tu peux y aller tranquille.