L'IDAHO ne veut plus que Sony produise des artistes homophobes
L'association LGBT a enterré la hache de guerre avec les rappeurs de Sexion d'Assaut. Mais elle déplore que leur maison de disques refuse de s'engager à ne plus travailler avec des artistes «appelant à la violence homophobe, sexiste, raciste ou antisémite».

Au lendemain de la signature d'un accord entre la la Fédération LGBT et Sexion d'Assaut, mettant fin à un an de polémique sur l'homophobie du groupe de rap, le comité IDAHO a appelé Sony à s'engager plus fermement pour que ce genre de d'incidents ne se reproduise pas. L'association organisatrice de la journée mondiale contre l'homophobie a ainsi demandé à la maison de disques de publier une charte dans laquelle elle s'engage à ne plus travailler avec des artistes «appelant à la violence homophobe, sexiste, raciste ou antisémite». «Un an après l'affaire Sexion d'Assaut, le groupe de rap a tenu parole, mais Sony, son diffuseur, refuse de tenir ses engagements», affirme le comité IDAHO dans un communiqué.
Après des propos homophobes tenus par le leader du groupe Sexion d'Assaut en 2010, un accord avait été trouvé en octobre 2010 entre le groupe, le comité IDAHO et Sony, explique-t-il. «Le groupe a présenté des excuses, a renoncé à la diffusion des titres incriminés, a rencontré des associations LGBT, a diffusé des messages et des t-shirts contre l'homophobie, et a organisé un concert contre les discriminations», rappelle le comité.
«Sony n'a cessé de mentir»
Et le 12 octobre dernier, un autre accord a été signé entre Sexion d'Assaut et la fédération LGBT, a annoncé Sony cette semaine (lire notre article). «Ce nouvel accord confirme les bonnes dispositions des artistes, qui ont tenu parole» mais «depuis un an, Sony n'a cessé de louvoyer, de se dérober, et en fait, de mentir», continue IDAHO.
«Initialement, l'entreprise avait accepté une charte, par laquelle elle s'engageait à ne plus travailler avec quelque artiste que ce soit appelant à la violence homophobe, sexiste, raciste ou antisémite». Sony s'était alors engagé «à proposer cette charte aux autres producteurs de France, et aux autres maisons Sony d'Europe ou du monde». Cette charte «devait être publiée fin novembre 2010, puis en janvier 2011, puis en mai; puis elle a été reportée sine die», déplore l'association. «Si Sony et les autres majors s'engageaient sur cette charte, les artistes qui appellent à la violence n'auraient plus guère d'écho», ajoute-t-elle, appelant les artistes produits par Sony «à exiger eux aussi de leur producteur qu'il ne fasse plus de bénéfices sur les appels à la violence».
Photo: DR.






















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De NémoGizmo
bonne idée, mais Sony, comme les autres "majors" du disque, fera ce qui lui plait si "ça se vend" :-(
et je crois me souvenir que Idaho avait hélas été parmi les premiers, l'an dernier, à + ou - "excuser" Sexion d'Assaut et refuser le boycott/l'interdiction de leurs concerts, malgré les explications déjà foireuses du groupe.
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De MysteriouScow
ben oui mais le comité Idaho joue un peu les bisounours sur ce coup là. Comme s'ils ignoraient que c'est le souffre qui fait le buzz dans cet océan de merdes audio-phoniques..
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De CJP67
le débat d'idées OK !
par contre l'appel à la haine, la violence doivent être combattu sans relâche !
Rien n'empêche de s'exprimer ! mais l'extrémisme sous toute ses formes ne doit pas être banalisé sinon nous nous rendons responsable des dégâts causés !!!
il y a des moments ou il faut savoir prendre ses responsabilités et arrêter de s'écraser en se retranchant derrière de faux prétextes de "liberté d'expression".