L’ex-quarterback devenu réalisatrice témoigne dans un film
Le documentaire «Prodigal Sons» raconte, à la première personne, l'histoire vraie d'un ancien quarterback, le poste star du football américain, aujourd'hui réalisatrice.
Nous sommes au milieu des années 1980. Dans la petite ville d'Helena, dans l'État du Montana. Paul McKerrow est le joueur vedette de l'équipe de football, celui qui occupe le poste le plus convoité, qui lui vaut l'attention de toutes les filles et l'admiration de tous ses pairs. De son propre aveu, tel qu'on peut le lire dans le magazine Details: «Être quarterback, c'est diriger tous ces gars robustes et tenter de leur faire suivre vos choix. Je pense que j'étais bon à ce poste. Au lycée, j'étais vraiment un bon leader.»
Vingt ans plus tard, sur les images, elle est belle, grande, blonde, épanouie. Kimberly Reed est une réalisatrice vivant à New York avec sa partenaire de longue date, Claire. Prodigal Sons, déjà récompensé dans de nombreux festivals internationaux, est pour la réalisatrice l'occasion de brosser un portrait familial avec en point d'orgue les retrouvailles avec l'un de ses frères.
Autobiographie filmée
Marc, ce frère aîné, adopté, victime d'un grave accident de voiture, a du mal à accepter la disparition de Paul et n'avait pas revu Kimberly depuis dix ans. Celle-ci le suit d'ailleurs sur les traces de son passé, lorsque l'on découvre que Marc est le fils naturel de deux stars d'Hollywood. Et ce n'est pas la moindre des révélations de ce film…
Kimberly Reed emmène pendant près d'une heure et demie les spectateurs dans le long voyage qu'elle a accompli pour être la femme qu'elle savait être depuis toujours. Sans rien cacher de sa difficulté d'être, parfois.
«J'ai passé le premier tiers de ma vie, dit-elle ainsi, à faire semblant de ne pas être une fille, et le deuxième tiers à faire semblant de ne pas avoir été un garçon.» Son aspiration la plus profonde désormais: que le troisième tiers de sa vie, celui qui débute avec la sortie de ce documentaire, soit celui de l'équilibre retrouvé. «J'ai compris que plus j'étais en paix avec moi-même sur la question, explique Kimberly, plus il était facile pour les autres de l'accepter.»
En bonus, voir une interview de Kimberly Reed dans le magazine gay The Advocate (en anglais):


















De NémoGizmo
beau parcours, et belle transformation!