«LesBelles»: un projet qui met les lesbiennes rondes à l'honneur
Demain mardi aura lieu, à Paris, le vernissage de l'expo photos «LesBelles». Une série de nus en noir et blanc dont le but est de mettre en valeur le physique de femmes rondes et lesbiennes.

Quel est le point commun entre Betty (The L Word), Sam Murray (Lip Service) et Kiyomi McCloskey (The real L Word)? Bingo! Elles sont toutes les trois lesbiennes. Et nous ajouterons qu'elles sont toutes trois minces. Comme dans les séries hétéros, elles représentent des femmes au corps parfait: taille 36 pour tout le monde et pas question de voir dépasser la moindre petite poignée d'amour.
Un constat qui a interpellé Virginie Citerne: «Que ce soit dans les séries américaines ou anglaises, dans les pornos lesbiens ou sur les sites destinés aux lesbiennes, toutes les nanas sont hyper bien foutues. Ma petite amie est assez forte. Elle en souffre et complexe énormément quand elle voit à quoi correspond "l'idéal féminin" lesbien.»
«Les lesbiennes rondes sont tout aussi belles et sexy»
D'où l'idée de mettre en valeur les lesbiennes rondes par le biais d'une exposition photos intitulée «LesBelles» (que l'on peut aussi prononcer «Lezbelles»). Une série de nus en noir et blanc prises à l'intérieur d'un cube de 1m sur 1m.
«J'ai voulu mettre à l'honneur les lesbiennes rondes qui sont tout aussi belles et sexy que les autres. Prendre le contre-pied de ce culte de la minceur imposé par la société et donner de la représentativité à ces "lesbiennes invisibles" sous l'angle du charme et de la sensualité», poursuit Virginie.
Visibilité et diversité
«Faire une série de photos en noir et blanc permettait de mettre en valeur la nudité des femmes de façon à suggérer certaines parties du corps plus que d'autres, explique le photographe de l'exposition, Pierre-Yves Le Strat. Je souhaitais miser sur la sensualité et surtout pas sur la pornographie. Le fait de faire poser les filles dans un cube permettait de faire contraster les lignes courbes du corps avec les lignes rigides du cube.» 
Trouver des filles qui acceptent de poser nus et à deux (dans des positions parfois incongrues) n'a pas été facile: «Certaines personnes ont dit "non" à la dernière minute. Au final, nous avons trouvé huit modèles âgées de 20 à 38 ans», explique Virginie, qui fait elle-même partie des modèles.
«Elles ne devraient pas cacher leurs formes»
Toutes ne sont pas rondes. Certaines ne sont d'ailleurs pas lesbiennes. «Le but était d'apporter de la visibilité par une mise en valeur de leur forme, mais aussi par leur diversité. Qu'elles soient blanches, noires, qu'elles aient les cheveux longs ou courts etc.»
«Les lesbiennes qu'on nous montre à la télé sont de vraies mannequins. C'est agréable à regarder mais ça ne correspond pas du tout à la réalité, estime Lætitia, une des modèles. Les lesbiennes rondes ont leur propre charme, elles ne devraient pas cacher leurs formes.»
Faire évoluer le regard
Laurianne n'est pas lesbienne, mais a d'emblée été séduite par ce projet: «Je trouve que cela permet de montrer une autre facette du monde lesbien, de sortir des clichés. Je pense que le thème de la rondeur et de son acceptation par la société concerne les femmes dans leur ensemble.»
La plupart des modèles doutent que cette exposition permette de faire beaucoup évoluer les mentalités. Comme Virginie, elles estiment simplement apporter leur petite petite pierre à l'édifice: «Nous n'allons rien révolutionner du jour au lendemain, ce n'est d'ailleurs pas le but. Modestement, je pense que cela contribuera à faire évoluer le regard en l'habituant à voir ces rondeurs sous un autre angle. Apporter cette visibilité, c'est ma petite contribution à la communauté lesbienne.»
Le vernissage de l'expo a lieu demain mardi 16 octobre de 19h à 02h.
Au 3W, 8 rue des Ecouffes, Paris (Métro Hôtel de Ville).
Les photos resteront exposées un mois.
Photos: Pierre-Yves Le Strat/DR.










LES CHAÃŽNES 











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De Sharween
Les "femmes rondes" comme vous dites si joliment, voient leur surpoids (aussi vu par les autres) comme un problème, et ce n'est pas typique aux lesbiennes. Un problème esthétique ? Pas uniquement. L'aspect esthétique est même carrément minoritaire puisque parfaitement subjectif. Pour exemple, je vis dans les Caraïbes et ici, ce sont les femmes "bien en chaire" qui plaisent le plus, absolument pas les plus minces (qui sont vues comme des "maigres").
Le surpoids, ainsi que l'obésité, ce sont des problèmes de santé avant tout autre chose. Un problème aujourd'hui considéré comme une véritable maladie et traité en tant que tel par les médecins. Facteur de risque de cancer, de maladies cardiovasculaires, de diabète, de comorbidité extrêmement importants. Ce n'est pas quelque chose à banaliser !!
Alors qu'il y en ait pour tous les goûts en ce qui concerne "l'idéal féminin", d'accord et c'est très bien. Mais posons quelques limites quand même... Un peu ronde oui, mais attention à ne pas peser trop lourd sur la balance.
Et personnellement, je trouverai toujours plus jolie une fille de corpulence biologiquement normal (si j'ose dire !) et sportive (même juste un peu). Qui respire la santé tout simplement ! ;-)
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De EAT The Green Waffle
Une femme n'a pas besoin d'être obèse, ou même "grosse" pour qu'on la trouve trop grosse. Et toutes les femmes en surpoids n'ont pas de problème de santé, et elles en ont probablement moins que les femmes toutes maigres.
Il ne s'agit pas de faire l'éloge de l'obésité, simplement d'accepter le fait que toutes les femmes ne font pas 1m80 et du 36, et qu'elles n'en sont pas moins sexy et désirables. Comme qui dirait:
http://dsandler.org/erinmak/diary/wp-content/uploads/2008/03/supermodel-small.jpg
Attention à l'abus de ********* et d'intolérance, ça pèse pas lourd sur la balance, mais c'est nettement plus tue-l'amour.