Les meilleures mags underground des années 65-75 dans un livre
On n'appelait pas encore ça le mouvement LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), mais ça n'empêchait pas des magazines de débuter le combat. Un livre retrace notamment leurs histoires.

Que serait la presse actuelle (et notamment TÊTU) sans les publications underground et la révolution sexuelle des années 60? L’énorme Sex Press concentre son regard sur la décennie 1965-1975, soit le vertige graphique de l’avant-porno, aux E.U et en Europe. Une presse qui sera tant le miroir d’une l’évolution des mœurs qu’un outil à questionner la loi.
Légalisation de la pilule (1967), dépénalisation de l’avortement (1975), les activistes homo s’affirmeront eux «Good As You» (GAY), comprendre «J’ai autant de droits que toi». A travers SUCK (seule revue jamais consacrée au seul sujet du sexe), Parapluie, le Berkeley Barb ou Tout !, on lit et l’on s’affirme. «Nous sommes plus de 343 salopes, nous nous sommes faits enculer par des arabes et nous en sommes fiers» (N°12, avril 1971).
Liberté incroyable
La révolte de Stonewall, les premières gay prides sont illustrées d’abord par cette presse souterraine. A lire absolument: ce reportage gonzo sur le Vondelpark d’Amsterdam, où les mecs s’accouplent en plein air. Vincent Bernière, co-auteur du livre, découvrait récemment que l’auteur du papier n’était autre de Jim Haynes, fondateur de SUCK et du Wet Dreams Festival, pourtant plutôt hétéro. «Beaucoup d'auteurs écrivaient 70% d’une seule revue, ou y consacraient toute leur énergie. Même Louis Pauwels, devenu le réactionnaire que l’on sait, a beaucoup œuvré pour une revue intello-sexe comme Plexus. Il existait une liberté incroyable».

On lit enfin au travers de ces dix années folles le passage d’une libération insouciante et provocatrice à une certaine normalisation, une pornographie codifiée. Ainsi les dessins de Tom of Finland (illustration ci-dessus, un numéro spécial du magazine Kake), d’abord destinés aux revues culturistes, ne tomberont plus tout-à-fait par hasard dans certaines mains.
SEX PRESS - La révolution sexuelle vue la presse underground
de Vincent Bernière et Mariel Primois (Ed. de La Martinière)










LES CHAÃŽNES 











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De Alex19
et ben dites voir, c'était port de la moustache obligatoire dans les années 70 ?
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De vpi79
Toute l'imagerie de l'époque c'était celle des culturistes gonflés aux hormones, avec moustaches mais pourtant parfaitement imberbes, et avec des queues d'âne, et toujours des accessoires de type cuir ou motard.
Pas de place pour des mecs plus simples. Jamais pour les plus âgés, ni même les plus jeunes non plus.
Un peu déshumanisant et triste tout ça. Mais qui devait correspondre à des fantasmes très difficile à réaliser donc encore plus irréalistes. Heureusement on peut aujourd'hui être gay et pas nécessairement affublé de tout l'attirail (même les transformistes sont souvent aussi des hétéros qui s'amusent le temps d'une soirée).
Merci on est plus mélangé et il y a plus de diversité et un peu moins de stéréotypes même si la communauté est encore trop cloisonnée entre les âges et se prend encore à se donner des looks obligatoires dans certains lieux.
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De philorne
bien sûr, dans les revues, on montrait surtout des mecs 'virils' (quoi que ! les tenues tenaient souvent plus du music-hall que de l'armée) et musclés, ce qui permettait sans doute de donner l'illusion d'une revue culturiste et non pornographique. Pour Tom of Finland, c'est une autre affaire, là il s'agit des fantasmes d'un homme, pas forcément de tous (moi j'aime bien, je l'avoue.) Mais si on regarde les films qui paraissaient à la même époque, on y trouve un peu de tout et surtout de jeunes éphèbes aux cheveux longs et blonds qui font des choses avec des messieurs qui pourraient être leur papa... A l'époque, comme maintenant, quoi qu'en disent certains, il y en avait aussi pour tous les goûts, mais c'était plus difficile à trouver car on se cachait pour aller voir des pornos dans des salles obscures ou acheter des revues planquées derrière le comptoir. Les modes changent et ne plaisent jamais à tout le monde. Pour ma part, je trouve dommage tous ces beaux mecs qui s'épilent comme des dames et je aussi de gacher un beau corps par des tatouages, aussi réussis soient-ils... parce que là , si la mode passe un jour, accrochez-vous pour effacer ça.