Le guide des films friendly de la semaine
Du pire comme «17 ans encore» au bien mieux comme «Coco avant Chanel» ou encore «Still Walking».
Cette semaine, le meilleur du septième art côtoie le pire.
Commençons par le pire. D'accord, Zac Efron (ci-contre) est plutôt bien de sa personne, mais on n'est pas du tout obligé d'aller voir l'effarant 17 ans encore de Burr Steers. La jeune star des ados prépubères, sans doute affolée par les suspicions récurrentes sur sa véritable orientation sexuelle, continue de privilégier les films familiaux et moralisateurs. Après avoir joué le bellâtre danseur et chanteur dans la trilogie High School Musical, le voici vedette d'une comédie (en principe en tout cas) où un trentenaire réintègre l'enveloppe corporelle de ses 17 ans. Un prétexte pour enchaîner de bout en bout les leçons de morale: virginité obligatoire avant le mariage, abstinence sexuelle plutôt que capotes, et surtout pas d'avortement. Délicieux programme que le Vatican pourrait sponsoriser !
Un peu mieux, La Dernière maison à gauche de Denis Illiad, remake ultra gore du déjà bien saignant film de Wes Craven, est une apologie sans faille pour la loi du talion, où l'expression œil pour oeil, dent pour dent est à prendre ici au sens le plus premier. Le propos est douteux... même si le super méchant est terriblement sexy.
En revanche, deux remarquables longs-métrages viennent éclairer les salles obscures. Deux films du cinéaste allemand Christian Petzold qui sortent en même temps: Yella et Jerichow, petites merveilles de cinéma, minimaliste côte forme mais bouleversant et passionnant côté fond. Deux magnifiques portraits de femmes dans l'Allemagne contemporaine interprétés par la lumineuse Nina Hoss.
Yella (en allemand) :
Jerichow :
A voir aussi : Still Walking du japonais Kore-Eda (Nobody Knows). Une plongée dans l'intimité mélancolique d'une famille réunie pour la cérémonie mémorielle de la mort d'un des fils, est juste un chef d'œuvre d'acuité, de délicatesse et de poésie.
Moins ambitieux, plus scolaire, mais porté par son trio de comédiens, le Coco avant Chanel d'Anne Fontaine met en lumière au cours des premières années de son parcours, les actes initiatiques et traumatiques supposés expliquer la fulgurante ascension de Gabrielle Chanel (Audrey Tautou) dans le firmament de la mode.












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De J_P_M
On voit mal en quoi "17 ans encore" est "friendly". En tout cas, c'est une comédie sans surprise, et le pauvre Matthew Perry, qu'on voit à peine, fait presque pitié.
Pour ce qui est de "Coco avant Chanel", signalons que sa réalisatrice, Anne Fontaine, s'est signalée, dans son précédent film "Entre ses mains", par un total PLAGIAT du film de Chabrol "Le boucher". Sans faire aucune mention, au générique de fin, du titre de l'œuvre qu'elle avait pompée intégralement ! Ceux qui ont vu les deux films savent de quoi je parle. Jusqu'au fait de donner le rôle de l'assassin à un acteur comique, Jean Yanne chez Chabrol, Benoît Poolvoerde chez Fontaine. À ma connaissance, pas un critique n'a moufté...