«Je te mangerais», deux filles dévorées de passion

Aprés Milou en mai et plus récemment La Tourneuse de pages ou Quatre minutes, Je te mangerais, de Sophie Laloy, reprend à son compte l'adage selon lequel une bonne fiction lesbienne se doit de se dérouler autour d'un piano. Un postulat sans doute métaphorique bien qu'on en cherche encore les origines, et sur lequel s'appuie à son tour la jeune cinéaste pour son premier long-métrage.
Soit donc Marie, jeune pianiste du conservatoire débarquant à Lyon et cohabitant avec Emma, étudiante en médecine aussi stricte et renfermée que Marie est joviale et lumineuse. La loi physique de l'attraction des contraires valant également pour les êtres humains, ces deux-là finissent par tomber dans les bras l'une de l'autre.
Mais le goût pour la liberté de l'une va se heurter à la rigidité et au vampirisme de l'autre. Si la sincérité de l'auteur est indéniable, sa maladresse d'exécution l'est tout autant. Tombant dans le piège souvent béant de la dramatisation excessive et du démonstratif, Sophie Laloy surligne le trait et exacerbe jusqu'à l'hystérie - au détriment de l'émotion - la relation exclusive et volcanique unissant les deux amantes.
C'est d'autant plus regrettable qu'elle tenait là un beau sujet et un casting impeccable (Judith Davis et Isild le Besco), auxquels il aurait juste suffi qu'elle consente à faire un peu plus confiance.
Ci-dessous, la bande-annonce du film :
Lire aussi : Le guide des films friendly de la semaine












0
De Laurean
On a vraiment l'impression qu'entre les comédies gays et les drames lesbiens, il n'y a strictement rien... Enfin si quelques drames gays de temps en temps.
Pas très alléchant tout ça...