James Franco veut replonger dans l’univers gay et SM de «Cruising»
L’acteur américain, qui mène une carrière atypique entre grosses productions et projets pointus, se lance aujourd’hui dans une aventure originale autour de ce film phare des années 80.

Une image extraite du prochain film du Cruising version James Franco. Ci-dessous la photo d'Al Pacino dans le film de 1980.
La nouvelle n'a rien d'une information loufoque. Elle a été confirmée par l'une des bibles du show biz américain, le Hollywood Reporter, et par un cinéaste de renom, William Friedkin. James Franco, qui a déjà signé ou produit pas mal de films ou d'installations vidéo autour de sujets homos, s'attaque à un projet étonnant: revisiter le long-métrage Cruising, tourné en 1980 avec Al Pacino, qui évoque l'immersion dans l'univers gay SM new-yorkais d'un policier à la recherche d'un serial killer (lire notre article à l'occasion de sa diffusion à la télévision).

Très controversé à l'époque de sa sortie, en particulier dans la communauté homosexuelle qui y avait vu une vision provocante et caricaturale de la sexualité gay, Cruising avait subi les foudres de la censure. Et nombre de scènes, aujourd'hui disparues, avaient été coupées. James Franco se propose avec Travis Mathews, spécialisé dans le film d'art érotique, de recréer ces scènes et d'en faire une sorte de performance vidéo d'une quarantaine de minutes.
Cas à part
William Friedkin, qui avait réalisé ce film, a confirmé cette nouvelle sur Twitter, précisant que Franco était entré en contact avec lui. James Franco est décidément un cas à part à Hollywood. Il tourne des blockbusters (dont le prochain Oz: The Great and Powerful), travaille aussi sur des films plus indépendants (Milk de Gus van Sant) et participe de plus en plus à des aventures cinématographiques très proches de l'univers LGBT.
En 2009, il avait réalisé un court, The feast of Stephen, une méditation en noir et blanc à partir d'un poème homoérotique de Anthony Hecht. Il a également travaillé avec l'artiste gay Kalup Linz et mis en scène un long métrage, The broken tower, ou encore participé au projet Howl de Rob Epstein et Jeffrey Friedman. Il poursuit enfin un travail vidéo avec Gus van Sant, Unfinished.










LES CHAÃŽNES 











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De floréal
Le propre de l'artiste, du créateur c'est de jouer sur les multiples facettes de son personnage et de cultiver ce qu'il a de plus étrange en lui. Aujourd'hui soit on a droit à des gens lisses, bien proprets, inodores et incolores, soit des acharnés de la provocation, du mauvais goût pour qui le buzz ou les extravagances masquent leur vacuité. La télé-réalité et certains prétendus artistes excellent dans ce genre.
James Franco est trop intelligent pour se situer dans l'une ou l'autre de ces catégories. Il joue sur ses paradoxes, ses contradictions pour nous offrir des rôles de personnages complexes et une beauté d'ombre et de lumière.
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De pa-yverdon
@Rue de Charonne
Je pense que tu ne connais que le James Franco de blookbuster...
Je t'invite à aller voir sa page FB et son site personnel. Ce que tu y découvreras faire très certainement te surprendre... (lisse, propret heu non pas vraiment...)
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De NémoGizmo
"rue de Charonne" a la culture d'un bigorneau cuit de 60 ans :-))
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De réaliste
Heureusement qu'on est dans un pays où on peut encore, (mais pour combien de temps? vu les attaques gratuites et personnelles), s'exprimer librement et donner une opinion différente....
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De floréal
Avant d'écrire Rue de Charonne ferait bien de savoir lire.;;
Il me reprend en disant exactement l'inverse de ce que j'ai écrit. Pour moi James Franco est tout sauf lisse et propret.
Et puis il ne s'agit pas d'un remake de "Cruising" mais bien d'un travail autour de ce film qu'il revisite pour en donner sa propre lecture.
J'ai vu Cruising lors de sa sortie en salle à l'époque. Certes Al Pacino joue à merveille ce personnage, très hétérosexuel, qui finit par être lui-même troublé par ce que sa plongée dans l'underground SM des années 70 80 génère en lui. Performance d'acteur sans doute mais je n'en ferai pas pour autant le film du siècle.Friedkin n'a jamais été un cinéaste subtile. En revoyant le film des années après je suis rendu compte de ses imperfections.