«In/soumises», des fantaisies cruelles au féminin
CRITIQUE. Recueil de nouvelles SM, «In/soumises» est l’œuvre conjointe de seize femmes qui expriment leur conception de la liberté et du plaisir à travers l’entrave. Autant d’histoires rassemblées par Wendy Delorme et Gala Fur résumées dans le sous-titre: «Contes cruels au féminin».
Domination ou soumission, expérience ou redondance, homo ou hétéro, «In/soumises» c'est seize histoires du plaisir. Seize nouvelles écrites dans des styles très différents, du vulgaire au poétique. Chacune fait voyager de ville en ville, de femme en femme, de fantasme en fantasme.
On aime, on souffre, on fait souffrir, jusqu'à tuer parfois, toujours sous le sceau de la tension charnelle. La première nouvelle Dîner en ville promet de langoureux voyages épidermiques. «Il pourrait aller beaucoup plus loin qu'il ne va d'habitude, et moi, je suivrais sans me plaindre» (p.16)
L'amant ne va pas plus loin dans ses jeux sadiques. Et les nouvelles suivantes peinent à reprendre le flambeau. On sent presque de la retenue. On aimerait que les acteurs soient plus audacieux, les auteures plus viscérales.
Effleurer pour embraser
Frizzante o naturale? est la nouvelle la plus aboutie à cet égard. «Tes blessures infligées sont autant de caresses. Tes cris ont autant de mots doux. Caresse-moi encore. Brûle-moi, déchire-moi, affine mes cicatrices, prolonge-les» (p.95).
La dernière nouvelle semble donner sens à tout le recueil. Choix judicieux des deux directrices de l'ouvrage. L'Amour de la nature clos le corpus avec un conte mystique. Une dryade, aidée de branches et de racines vivantes, se venge sur Lily. La jeune femme est condamnée à subir les assauts de son étrange amante qui l'emmène sans cesse au bord de l'orgasme sans jamais la laisser jouir.
Frustration ou place à l'imagination de chacune de celle qui referme le livre? Finalement, c'est peut-être en effleurant le «sujet» qu'on l'embrase le mieux.
In/soumises, 16 contes cruels au féminin, sous la direction de Wendy Delorme et Gala Fur, recueil de nouvelles (La Musardine), 140 pages, 15 euros.












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De vox populi
A qui veut-on faire croire que ce livre parle de liberté et de plaisir ? Des contes 'cruels au féminin' quand c'est la femme qui souffre ? Les mots semblent ne pas avoir le même sens pour tout le monde. Bref, le 'in' devant est très joli mais Soumises serait un titre plus exact. Enfin, c'est bien le propre de la pub que de nous mentir constamment et le commerce du livre y recourt comme tout autre produit de consommation. Après tout, ce sont les hommes qui ont le plus de fric, non ?!