De la grâce, de l'humour et de l'horreur: la sélection ciné de la semaine
Rien de très gay en cette semaine de Noël, mais un mélange des genres: entre Coppola au meilleur de sa forme, Meryl Streep qui s'amuse et les Espagnols de «Rec» qui remettent le couvert.

TETRO
Tourné en noir et blanc, en images numériques et en Argentine, ce film marque une nouvelle étape dans l'exil de Francis Ford Coppola, loin de Hollywood, où il régna jadis. Le résultat, entre drame familial et film expérimental, est d'une rare beauté. Et baigne avec talent dans une passion toute latine...
Benjamin, un jeune marin, vient à Buenos Aires pour retrouver Angelo, un frère disparu sans laisser d'adresse et qui se fait maintenant appeler Tetro. Leurs retrouvailles va faire remonter à la surface bien des secrets de famille...
Film troublant, tant bien des scènes renvoient à la biographie de l'auteur du Parrain –la rivalité entre deux frères musiciens d'origine italienne (comme l'étaient le père et l'oncle du cinéaste), ou l'absurdité d'un accident (comme celui qui coûta la vie au fils aîné de Coppola, Giancarlo)–, Tetro est un objet atypique dans l'œuvre de ce géant. Le choix de Buenos Aires, qu'il filme avec amour et familiarité, l'a forcé à renoncer à l'acteur pour lequel il avait écrit Tetro, Matt Dillon. Le rôle a échu à Vincent Gallo. Pour Benjamin, il a choisi un ado américain, Alden Ehrenreich (en photo, qui s'en sort très bien face à Gallo, toujours «carnivore» avec ses partenaires). Le reste de la distribution est composé de comédiens argentins, parmi lesquels Rodrigo de la Serna, qui jouait le compagnon de d'Ernesto Guevara dans les Carnets de voyage de Walter Salles.
Parfois un peu trop bavard, le film réserve des moments de pure grâce. On y retrouve de la musique extraordinaire et des extraits de théâtre, de danse et d'opéra complètement hallucinants.
Un film de Francis Ford Coppola
Avec Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Carmen Maura et Maribel Verdu.
Genre: drame.
Durée: 2h07.
La bande-annonce (en VOST):
PAS SI SIMPLE
Nouvelle reine de la comédie depuis les cartons planétaires du Diable s'habille en Prada et Mamma Mia, Meryl Streep s'amuse à jouer la quinqua tentatrice face à deux monstres sacrés de l'humour US. Cela minaude beaucoup. Mais on marche!
«C'est compliqué!», s'exclame le titre en VO de cette comédie. Jane, une riche quinqua (Meryl Streep) a divorcé de Jake (Steve Martin), et Jake s'est remarié avec une femme plus jeune. Quand Jane commence à sympathiser avec Adam (Alec Baldwyn), un architecte qui travaille avec elle, et que Jake se met à regretter son remariage, les choses se compliquent…
Tout est énorme dans cette comédie de grands bourgeois. Steve Martin n'a pas son pareil pour camper les nounours abattus. Et Alec Baldwin, ragaillardi par le succès actuel de la comédie 30 Rock, s'éclate à faire les yeux doux à Meryl Streep. Qui en redemande! Pas réaliste pour un sou, ce divertissement très «upper class US» a été construit autour de son trio composé d'un mythe et de deux rois de la comédie. Ils dévorent le scénario avec gourmandise. Ce serait bête de ne pas partager leur bonne humeur.
Un film de Nancy Meyers
Avec Meryl Streep, Steve Martin et Alec Baldwyn.
Comédie.
Durée: 2h.
La bande-annonce (en VOST):
REC 2
Deuxième épisode du thriller espagnol à succès, cette suite bien flippante n'est pas forcément à la hauteur de l'original. Mais question décharge d'adrénaline, on est servi!
Situé chronologiquement quelques minutes après le dénouement du premier film, celui-ci démarre alors qu'un groupe des forces spéciales entre dans un immeuble en quarantaine et découvre l'horreur qui s'y trame…
Grâce au succès du premier Rec, ce n°2 a bénéficié à l'évidence de plus de moyens. Drôle et sanglant, ce thriller d'épouvante joue avec les nerfs comme dans des montagnes russes. L'effet de surprise du premier a certes été émoussé. Mais dans le genre, on frémit comme il faut!
Un film de Jaume Balagueró et Paco Plaza
Avec Manuela Velasco et Óscar Sánchez Zafra.
Genre: épouvante.
Durée: 1h25.
La bande-annonce:


















De NémoGizmo
Alden Ehrenreich a quelque chose de sexy dans le regard et l'allure, non?
De tigerx
c'est la nouvelle bombe de hollywood, pressenti pour l'oscar. il a fait la une de vogue hommes international ou un gros truc du genre. du lourd. et la série photo du mag en question est à tomber.