Chéries-Chéris: la folie des 70's et le nouveau bijou de João Pedro Rodrigues...
AU PROGRAMME CE MERCREDI. Un docu passionnant sur la vie gay dans le New York des années 1970, deux lesbiennes italiennes en quête de maternité, et le nouveau film très attendu de João Pedro Rodrigues...
Mourir comme un homme
João Pedro Rodrigues est l'un des jeunes metteurs en scène portugais les plus excitants. Révélé par O fantasma, qui avait frappé les esprits par sa force, il avait confirmé tout le bien que l'on pensait de lui avec Odete, un drame amoureux puissant. Avec Mourir... il gagne encore en densité. En jouant avec les codes de la comédie musicale, du mélodrame et de la tragédie, Mourir comme un homme nous plonge dans l'existence de Tonia, travesti lisboète déchiré entre son fils (né d'une relation hétérosexuelle adolescente) et son petit ami qui l'encourage à subir l'opération qui fera de lui une femme – une transformation que les convictions religieuses de Tonia l'empêchent d'accepter. Tonia décidera finalement d'accepter de «mourir comme un homme»...
Rodriguez décrit son œuvre comme «un film de guerre», un portrait d'une personne en conflit avec elle-même et les attentes de la société. Inspiré par la vie d'un travesti célèbre, qui a également fait l'objet d'un livre par António Lobo Antunes, le film n'est toutefois pas un film biographique. Mais une relecture du mélo qui rappellera d'autres visites cinématographiques du genre faîtes par Fassbinder ou Almodóvar.
CHÉRIES-CHÉRIS, LE FESTIVAL DE FILMS GAYS, LESBIENS, TRANS ET + DE PARIS.
Mourir comme un homme, à 19h30, au Forum des images, salle 500. Réalisé par João Pedro Rodrigues.
Genre: drame. Durée: 2h13.
Le film est présenté en avant-première française avant sa sortie en salles en 2010. João Pedro Rodriguez sera présent lors de la projection.
La bande-annonce (en VO):
Senza fine
Partenaires et amoureuses de longue date, Giulia (Cristina Serafini) et Chiara (Irene Ivaldi) se préparent à avoir un enfant. Comme la loi italienne limite l’accès à l’insémination artificielle aux couples hétérosexuels, Chiara et Giulia doivent se rendre en Hollande pour obtenir la procédure. Mais Chiara découvre sur un de ses seins une bosse qui l’inquiète. Elle choisit de ne rien dire à Giulia de peur que cela vienne compromettre leur participation au programme d’insémination artificielle.
«L'idée de ce film est né en 2005 à travers l'expérience de deux amis turinoises, raconte le réalisateur Roberto Cuzzillo. Celle-ci m'a fascinée et j'ai approfondi la thématique, celle d'une histoire sur l'incommunicabilité malgré un rapport affectif solide.» Et d’ajouter: «Le film n’est qu’un opus politique qui critique la situation en Italie, mais juste une histoire d'amour avec des personnages qui vivent leurs sentiments avec simplicité et naturel». Joliment mis en scène, Senze fine a reçu une flopée de prix de par le monde. Et Roberto Cuzzillo dans le cercle très fermé des metteurs en scène transalpins évoquant l'homosexualité comme Ferzan Ozpetek.
Senza fine, mecredi 18 novembre, à 18h30, au Forum des images, salle 100. Réalisé par Roberto Cuzzilo.
Genre: fiction. Durée: 1h15. (film en VO sous-titré anglais).
La bande-annonce (en VO):
Gay Sex in the 70’s
Le titre, un peu trompeur et « survendeur», ne propose pas un panorama de la vie homo dans le monde pendant les années 70. Il est centré sur les Etats-Unis, et la ville de New York en particulier. Ce documentaire nous fait remonter le temps vers le Gay New York des seventies, de l'après Stonewall à l'aube du Sida.
Une période où la ville a goûté aux joies de l'hédonisme. Et du sexe libre, assumé et sans tabou entre lieux de drague, saunas et discos. Les témoins, aidé par de belles images d'archives, évoquent avec gourmandise un âge d'or où la libido était joyeuse. Flower Power rules !
Gay Sex in the 70’s, à 22h30, au Forum des images, salle 500. Réalisé par Joseph F. Lovett.
Genre: documentaire. Durée: 1h15.
La bande-annonce (en VOST):
A noter aussi eXtravaganZa, un programme de courts autour de la transformation, des drags kings avec des spectacles (programmes courts ou moyens) sur fond de shows burlesques et ludiques. (A 21 h)


















De prixunic
João Pedro Rodrigues à su comme réalisateur portugais me laisser un goût d'aimer dans Ô fantasma , la plastique qui lui a donné du charme à ce film et c'est justement ce côtès artistique contemporain dans le film qui donne à ce fantasme de seconde peau de cuir une espèce de film à la Gus Van Sant sans trop de paroles et ces films là vous marquent à vie obligatoirement et je pense à Gerry de Gus Van Sant justement !!