Carrie Brownstein: Une icône de la féminisation du rock
DOSSIER RIOT GRRRLS. Carrie Brownstein est une figure phare du rock indé. D'Excuse 17 à Sleater-Kinney (avec sa compagne), des Riot Grrrls aux talks shows américains, Brownstein a été une tenante du punk rock au féminin.

Wild Flag
Qu'elle se rêve en terroriste musicale ou en junkie de la macrobiotique, Carrie Brownstein (photo à droite) est une joueuse. Dans sa fabuleuse série Portlandia, diffusée aux Etats-Unis depuis début 2011, elle se fout des hipsters qui «mettent des oiseaux partout», des libraires féministes carrément lubriques, et compose des hymnes pour le maire de Portland. Une série de sketchs qui ne perdent pas de vue l'essentiel selon Carrie: la musique.
Après le hiatus de Sleater-Kinney en 2006, le retour en musique n'était pas gagné. Sacré «meilleur groupe des années 1990» par le magazine Time, Sleater-Kinney propulse les idéaux Riot Grrrl dans le mainstream: un féminisme à guitares, lourdes et fières. Quatre albums incarnés par Carrie et sa compagne Corin Tucker, leader du groupe Riot Heavens to Betsy. Le couple rompt, le groupe s'arrête après 12 ans d'existence. «C'est comme quand tu te réveilles à côté de quelqu'un, et que tu as l'impression que c'est la plus belle histoire que tu auras jamais vécu. Tout semble fade en comparaison», raconte t-elle à TÊTUE.
Regardez Jumpers de Sleater-Kinney:
Happée par le courant Riot Grrrls
Carrie multiplie alors les boulots (écrivain, publicitaire, blogueuse...). Pas une guitare à l'horizon. Etonnant pour une fille tombée dans l'indé dès le lycée, avec un premier groupe Born Naked. Etudiante, une fois intégrée à l'Evergreen State College, Carrie est happée par le courant Riot Grrrls. Elle monte Excuse 17 avec ses camarades Becca Albee et C.J. Phillips: guitares fiévreuses, Carrie vocifère.
«Dans la musique, ce que j'aime ce sont les grosses guitares, la joie immédiate que ça procure. Quand j'ai commencé Excuse 17, on était entouré de cet esprit adolescent: Nirvana passait en boucle à la radio, ils nous ont montré comment on pouvait faire résonner le monde avec 3 instruments.»
En 2010, le comédien Fred Armisen (Saturday Night Live) l'enrôle alors dans Portlandia, et elle se retrouve à violenter les icônes folk Aimee Mann ou Sarah McLachlan, guests d'honneur. La musique la démange.
Retour aux sources à l'automne 2011. Brownstein contacte Janet Weiss, comparse de Sleater-Kinney. Wild Flag est lancé. Carrie et ses sbires jouent leur premier concert à Olympia, là où tout a commencé. La boucle est bouclée.
Wild Flag en live:
Regardez un extrait de Portlandia (en Anglais):
Wild Flag jouera le 4 février à la Flèche d'Or à Paris.
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Photos: Wild Flag/Carrie Browstein Portlandia/ DR.






















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De vinzo
Sujet intéressant, merci têtu.
Bon après, c'est sur qu'ici côté musique, dès qu'on ne parle pas de Farmer, Madonna, (ou pire...) ça ne galvanise pas les foules!