«Café du diable», le nouveau Maria Beatty en tournage au printemps
Maria Beatty prépare actuellement son prochain long-métrage «Café Du Diable» (The Devil's Café), dont le tournage aura lieu à New York au printemps 2010. Et fait appel au public pour en financer une partie. Une grande soirée Womexx/TÊTUE est prévue, à cette occasion, à Paris le 3 avril, aux caves Saint-Sabin.
Après son thriller gothique, Bandaged, la prolixe réalisatrice américaine Maria Beatty s'apprête à tourner son prochain long-métrage, Café du diable, au printemps à New York. Théâtre crépusculaire, le Café du diable est un cabaret où l'espace d'une nuit, à New York, une myriade de personnages aux goûts sexuels illimités se frôleront et y croiseront leurs destinées et leurs obsessions. Ils joueront avec les frontières de l'amour, et de la mort, d'Eros et de Thanatos. Kaléidoscope d'histoires individuelles extrêmes, Café du diable parlera de la folie de deux mondes, le monde intérieur et le monde extérieur, et interrogera les limites de soi et de l'autre, dans un tourbillon de pulsions. On compte au casting des performers américains en vogue comme Julie Atlas Muz (en photo, ci-contre), Rose-Wood, Tigger, Lydia Lunch, etc.
Le public peut devenir producteur
Pour compléter le financement du film, la production et la réalisatrice invitent les spectateurs à participer financièrement au film. Les souscriptions vont de 20 à 1000 euros. Outre la possibilité de participer à la créaton d'un film, le souscripteur sera remercié au générique, recevra un DVD du film, un t-shirt, etc..
De la Beat generation au féminisme port-porn
Proche des féministes post-porn, et interviewée dans le récent documentaire Mutantes de Virgine Despentes (Annie Sprinkle, Monika Treut, Carolee Schneemann, Lydia Lunch...) mais aussi de musiciens tels que John Zorn, elle développe, à partir de 1995, sa vision de la sexualité, des fantasmes et du fétichisme au féminin. Désormais classique, son premier film The Elegant Spanking pose les bases de son style érotique noir; extase esthétique et sexuelle se mêlent réinventant le genre pornographique.
Ce seront ensuite The Black Glove, The Boiler Room, The Seven Deadly Sins, Ecstasy in Berlin, Silken Sleeves, Boy in a Bathtub, Skateboard Kink Freak, Sex Mannequin, Strap-On Motel, Post-Apocalyptic Cowgirls...
En 1989, elle produit et réalise son premier film, Gang of Souls, documentaire explorant les influences de la Beat génération -William Burroughs, Allen Ginsberg, Marianne Faithfull, Richard Hell, Lydia Lunch et Henry Rollins. Maria Beatty a débuté comme photographe avant de produire et réaliser une quarantaine de films. A travers ses films, à l'esthétique d'orfèvre, qui empruntent au cinéma muet, à l'expressionnisme et au film noir, elle a inventé un nouveau genre: le cinéma érotique noir.























