Au rayon livres: un prof de sexe, un drôle de roman, et un prostitué pendant la guerre
Ce mois-ci, au rayon livres, un prof vraiment pas comme les autres ; les découvertes nocturnes d'un jeune Antillais arrivé à Paris; et une plongée dans les horreurs de la guerre.

LECONS DE SEXE
Enfin un cours où l'on ne s'ennuie pas ! Peut-être parce que le prof n'hésite pas à donner de sa personne. Son dévouement est total, infini. Et, c'est peu dire!
À tout juste 28 ans, Éric Faustino vient d'être promu «professeur de sexe titulaire» au Lycée François Sagat de Viryl-le-Jeune (!). Il est plus particulièrement chargé de la section gay d'un nouveau programme éducatif très spécial. Jeune, archi mignon - bien foutu et ultra bien monté - Monsieur Faustino a été recruté sur ses talents à faire durer les plaisirs. Ses nouvelles recrues ont tout à apprendre, des plaisirs solitaires aux débauches les plus folles, les plus inattendues. Si ce programme est plutôt alléchant, il est surtout d'une ampleur considérable. Autant ne pas perdre une seule seconde.
C'est la bite à l'air et les couilles au vent que débute la première leçon. À l'ordre du jour? La découverte de son sexe. Au fil des semaines, le programme va s'intensifier: masturbation, fellation, sodomie... Tout y passe, y repasse. Jusqu'au bouquet final. Une apothéose. Pour marquer la fin de l'année, les étudiants ont concocté une petite surprise à leur prof préféré.
Notre avis: Une classe où personne ne sèche les cours, un rêve absolu!
Leçons de sexe, Laurent Genépy
Éditions H&O - Club Privé
128 pages - 10 euros

LES NUITS DE JOCELYN
Rien de tel que Paris quand on souhaite poursuivre ses études! Quelques jours avant la rentrée universitaire, Jocelyn, un beau métis originaire des Antilles, débarque en plein cœur du Marais. Tonton Hervé – un brillant et haut fonctionnaire admiré par toute la famille – s'est proposé, très gentiment, de l'héberger dans sa grande et belle demeure. Impressionné, le cœur battant, les yeux pailletés d'étoiles, de salons en galeries, de chambres en antichambres, le jeune homme découvre le luxueux hôtel particulier de son oncle. Au détour d'un couloir, il y rencontre Hervé, le majordome; Mourad l'homme de ménage; Bruno, le chauffeur. Également un gardien, un jardinier et une cuisinière. Très vite, Jocelyn est pris d'une certitude: tout ce petit monde est gay. Il en est persuadé!
Inutile d'être grand clerc! Entre deux visites de musée, le beau gosse ne tardera pas à se frotter aux nuits du Marais. Les balades culturelles laissent vite la place à des promenades plus nocturnes, plus sensuelles. Notre héros découvre une foultitude de plaisirs qui lui étaient jusque-là inconnus. Jocelyn découvre, Jocelyn savoure et, déjà, Jocelyn en redemande! Mourad va l'initier à la virilité entre mecs. Bruno, le chauffeur, va lui apprendre les rudiments de la sodomie, quant à Hervé il lui fait découvrir le jeu du chat et de la souris. Mais... c'est avec le bel Armel, un ami de la «gay famille», que Jocelyn aimerait finir ses nuits. Mais... déjà... une autre affaire éclate, bien plus urgente. Elle concerne Tonton Hervé!
Notre avis: Une valeur sûre!! Drôle, efficace, différent. À lire sans tarder.
Les nuits de Jocelyn, Germain Astiz
Éditions H&O
224 pages - 14 euros

NE SONT PAS MORTS TOUS LES SADIQUES
Le jeune Johan est à bout de force. Dans les décombres, il tente de se faufiler entre les gravats. Les bombes continuent de pleuvoir sur les ruines de la ville. Affamé, grelottant, enfin, il finit par pousser une porte. Il a eu connaissance de ce chemin secret un peu par hasard. Au bout d'une rue, une vieille dame échange un lit - aussi un peu de nourriture - contre de l'amour. Johan va l'aimer. Du moins, se forcer à l'aimer. Les mains autour de son cou, il lui fait l'amour. Encore et encore. Lorsqu'il se réveille, épuisé, il baigne dans une mare de sang. La femme est morte. Il l'a tué, enfin il le croit. Mais l'urgence est ailleurs. Il doit déguerpir. Et, surtout, il doit trouver de quoi manger!
Après avoir vidé les placards, en fuyant, il rencontre William, un jeune homme pourchassé par une horde de soldats armés. Bien plus jeune que lui, beaucoup plus futé aussi, William le rusé va lui faire découvrir un autre visage de la guerre. À la nuit tombée, il l'emmène au fin fond d'une forêt. Là-bas, dans une tanière, à l'abri des regards, Johan comprend très vite qui lui suffirait d'user de ses charmes pour obtenir un lit propre et un bol de nourriture. Est-il possible de refuser? Dire non, c'est accepter de se laisser mourir! Johan accepte le deal. Déjà, il ouvre la porte de sa chambre à ses premiers clients. Des hommes. Rien que des hommes! Les jours s'écoulent, atroces. Notre héros commence à vouer une haine sans nom, une haine dangereuse, à ces corps qui l'abusent, qui le maltraitent. Johan ne va pas se laisser faire. Il a retenu la leçon. En temps de guerre, seuls les sadiques survivent...
Notre avis: Un roman noir, très noir, qui nous entraine sur une pente rarement évoquée. À lire pour les fans du genre, et ceux qui le deviendront.
Ne sont pas morts tous les sadiques Ernst Ratno (Max Roussel)
GKC QuestionDeGenre
110 pages - 15 euros










LES CHAÃŽNES 











9
De augusten33
"Livre : assemblage de feuilles portant un texte, réunies en un volume relié ou broché."
Bon ok... Voici bien trois livres cités dans l'article, mais quand même Têtu, à quand un véritable article d'actualité littéraire ?
La rentrée littéraire de septembre passée, il y a des dizaines de titres de "vrais" livres à promouvoir ici !
5
De NémoGizmo
oui, en effet.
sélection qui a ZERO intérêt à mes yeux...
TRY AGAIN :o)
1
De Gaystronome
D'accord avec vous, les choix "littéraires" de Têtu sont souvent contestables. Mais bon, on sait que Têtu ne fait pas référence en la matière et puis les nouveautés intéressantes LGBT ne sont pas si courantes.
Têtu sait se ratraper sur d'autres sujets heureusement.
2
De jlth
Effectivement, techniquement, ce sont des livres, mais loin d'être de la littérature.
1
De MysteriouScow
Une présentation littéraire écrite d'une main ..?