Au ciné: Une comédie avec deux lesbiennes, Isabelle Huppert en Irina Ionesco
Deux coups de cœur: une comédie loufoque sur fond de vacances, de Pascal Rabaté, avec un attachant couple de lesbiennes, et le film troublant et autobiographique d’Eva Inonesco, l'histoire d'une mère qui réalise des photos érotiques de sa fille.

NI À VENDRE, NI À LOUER

Deuxième film de l'auteur de BD Pascal Rabaté, cette comédie en partie muette est une digression irracontable sur le thème des vacances. Une fantaisie loufoque et débridée très réussie.
L'an dernier, très discrètement, Pascal Rabaté avait obtenu un beau succès avec Les Petits ruisseaux, un road movie hors norme dans lequel un retraité un peu rebelle retrouvait goût à la vie et libido. Il revient avec ce portrait éclaté de Français en vacances dont le fil rouge est un couple de lesbiennes qui fait du camping.
Tout se passe lors d’un week-end de printemps sur le littoral atlantique. Se croisent alors les destins, les classes sociales et les générations. Avec, entre autres, un couple de retraités, un représentant en parapluies, une sado-maso… Le tout presque sans paroles avec pourtant des acteurs d'ordinaire bavards comme Jacques Gamblin et Maria de Meideiros (en photo plus bas), François Morel ou François Damiens.
Un film lumineux, décalé, étrange

Le film de Rabaté est lumineux, décalé, étrange, burlesque et tendre. Osé aussi avec son parti pris «non verbal». Il y a du Tati, du Keaton, du Harold Lloyd avec une pointe de Kervern et Delépine (Avida, Aaltra, Mammuth). Mais il ne faudrait pas voir comme Les Vacances de Monsieur Hulot version 2.0. Il sait être tout autre chose. Et c'est une partie de son charme.
Un film de Pascal Rabaté
Avec: Jacques Gamblin, Maria de Medeiros, François Damien, François Morel.
Genre: comédie.
Durée: 1h20.
La bande-annonce:

MY LITTLE PRINCESS

Icône de la mode, Irina Ionesco a accédé à la notoriété dans les années 1970, notamment grâce aux clichés érotiques de sa fille Eva, photographiée entre quatre et onze ans. Un traumatisme pour cette enfant devenue ensuite une lolistar. Celle-ci raconte son histoire.
My Little Princess relate la vie de la photographe Irina Ionesco et ses rapports avec sa fille Eva. Le film est pratiquement autobiographique car c’est Eva, sa fille, qui le réalise. L’actrice qui incarne Irina n'est autre qu'Isabelle Huppert (à droite sur la photo). Présenté en première mondiale dans le cadre de la Semaine de la Critique du festival du film de Cannes 2011, ce film sur un sujet à l'évidence profondément personnel, voire intime, a beaucoup secoué et divisé la Croisette.
Difficile de ne pas être tourmenté par ce drame qui n'a rien d'un règlement de compte, entre déclaration d'amour et d'indépendance. C'est Je t'aime moi non plus ou Qu'est-il arrivé à Baby Jane? dans un rapport d'amour-haine très troublant. Il aurait peut-être fallu un regard extérieur pour offrir un traitement différent. Mais le malaise est là.
Isabelle Huppert en roue libre
Et puis, il y a Isabelle Huppert, en roue libre en papesse de l'érotisme baroque, charmeuse et flippante à souhait. La fille, jouée par une petite franco-roumaine, Anamaria Vartolomei, et l’arrière-grand-mère Georgetta Leahu dénichée en train de prier dans une église orthodoxe, sont exceptionnelles.
Un film d’Eva Ionesco
Avec: Isabelle Huppert, Anamaria Vartolomei, Georgetta Leahu.
Genre: drame.
Durée: 1h45.
La bande-annonce:
Photo: DR.






















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De Fred4150
De toute façon, c'est très rare qu'Isabelle Huppert tourne des merdes - donc je le verrai sûrement, malaise ou pas.
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De viktoire
+++++ !!!