Au ciné: le sex-appeal de Jean Dujardin et un week-end avec Franklin D. Roosevelt
Jean Dujardin sous les traits d'un agent double moscovite dans «Möbius» et Bill Murray en président américain dans «Week-end Royal»... Les deux films sont à découvrir en salles à partir d'aujourd'hui.
MÖBIUS
En rendant un hommage assumé aux Enchaînés d’Alfred Hitchcock, Eric Rochant propose un film d’espionnage à l’ancienne entre un Jean Dujardin œil de velours et une Cécile de France en blonde énigmatique et sensuelle. Pourtant, on reste un peu sa faim…
Un agent russe torturé (Jean Dujardin) d’un côté. Une tradeuse manipulatrice (Cécile de France) de l’autre. Et, entre eux, un milliardaire (Tim Roth) prêt à tout. Entre ces trois personnages, un étrange ballet de séduction et de chausse-trappes…
Côté facture, rien à redire. Le film, tourné en 35 mm, a de l’ampleur et même une certaine majesté. Mais de cette histoire de passion sur fond de jeu d’échecs financiers, on reste pourtant absent. Cécile de France et Jean Dujardin ont le charme voulu, mais leurs scènes d’amour en particulier sonnent faux. Et on a vraiment du mal à croire en un Dujardin moscovite devenu homme de main de la mafia russe puis agent double, même s’il dégage un sex appeal très George Clooney… L’ensemble est assez lent et bavard. Quant au sens du titre, vous le comprendrez dans une scène clé du film.
Regardez la bande-annonce:
Un film de Eric Rochant avec Jean Dujardin, Cécile de France et Tim Roth.
Drame. 1h43.
WEEK-END ROYAL
Si vous avez apprécié Le discours d’un roi, vous devriez aimer cette autre digression sur un membre de la famille royale british, cette fois face à un président américain. Très sagement réalisé, ce divertimento repose sur sa distribution parfaite où chacun cabotine avec gourmandise…
Deux histoires, la petite et la grande, se côtoient dans ce film signé Roger Michell (Notting Hill). Bill Murray, qui incarne avec aplomb Franklin D. Roosevelt, est observé ici côté vie privée. Il vit entouré de femmes: sa mère (Elizabeth Wilson, amusante), son épouse Eleanor (Olivia Williams, excellente), sa secrétaire (Elizabeth Marvel) et sa cousine éloignée, la discrète Daisy (Laura Linney toujours parfaite) avec laquelle il entretient une relation privilégiée. Il règne d'ailleurs encore aujourd'hui un certain mystère à ce sujet.
En ce mois de juin 1939, ce président reçoit le roi George VI (Samuel West) et la reine Elizabeth (Olivia Colman) dans sa maison de campagne. Car le roi mal-aimé, qui a remplacé sur le trône son frère aîné, figure éminemment romantique, vient en effet chercher l'appui des États-Unis face à l'Allemagne nazie. Le film joue sur le choc des cultures, des protocoles, les jeux de la diplomatie et de la politique. Le tout est assez léger mais élégamment mené grâce à d’excellents acteurs.
Regardez la bande-annonce:
Un film de Roger Michell. Avec Bill Murray, Laura Linney, Olivia Williams, Samuel West.
Comédie dramatique. 1h35.










LES CHAÃŽNES 











1
De Léof
Si on a apprécié le Discours d'un roi, je crois qu'il vaut mieux passer son chemin!
Roger Michell l'a tellement apprécié, lui, qu'au lieu de prendre un acteur qui ressemble à George VI, il a pris un acteur qui ressemble à Colin Firth:/ Et sa femme Elizabeth Ire (sic, dans un carton de la bande-annonce) a l'air d'une Anglaise chevaline coincée, ce qui n'était pas vraiment le cas de Queen Mum.
Par contre Bill Murray semble parfait en Roosevelt.