Au ciné: deux ados troublés par leur sexualité... et le retour de Sacha Baron Cohen
Un long-métrage islandais sur la romance de deux garçons en quête d'identité, et une satire délirante politiquement incorrecte. Deux films à découvrir dans les salles cette semaine.
JITTERS
Les films islandais sont rares sur les écrans français. Celui-ci revisite les thèmes du trouble adolescent et de la confusion des genres avec délicatesse et intelligence.
Pendant un voyage scolaire, Gabriel est parti en Grande-Bretagne pour apprendre à maîtriser les subtilités de la langue de Shakespeare. Il se lie d'amitié avec Markus. On ne peut pas faire plus opposé que ces deux garçons. Gabriel est réservé, pas très à l'aise dans sa carcasse d'ado que la sexualité trouble, que les sentiments laissent perplexes. Markus est en revanche solide, sûr de lui et de son charme. Les deux garçons vont sortir ensemble, autant troublé l'un par l'autre. Mais de retour en Islande, rien ne sera plus comme avant. Gabriel va se poser beaucoup de questions et retrouver un Markus devenu beaucoup engageant, alors que la meilleure amie de Gabriel va secrètement tomber amoureuse de lui.
Ce n'est pas la première fois que le trouble adolescent et les questionnements sur la sexualité inspirent le cinéma ou la télévision. Mais le contexte scandinave change la façon de brosser le tableau de l'évolution de ces ados. Pas de provocation à la Skins, pas de délire typique des teenage movies hollywoodiens ou d'érotisation à la Larry Clark. Une belle description d'un certain spleen, avec tact et élégance. Le tout porté par d'excellents acteurs et une BO ultra soignée.
Regardez la bande-annonce:
Un film de Baldvin Zophoniasson avec Askar Fjalarsson et Haraldur Ari Stefansson.
Drame. 1h33.
THE DICTATOR
On attendait beaucoup du dernier opus de Sacha Baron Cohen en clone de Saddam Hussein et de Khadafi réunis. Mais les vrais moments de pur délire sont malheureusement trop rares.
Dès la première image, on s'attend au meilleur. Le film de Larry Charles (Borat, Brüno) est, nous indique-t-on, dédié à la «tendre mémoire» du dictateur nord-coréen... On nous résume ensuite le parcours de l’amiral général Aladeen, devenu chef d’État à sept ans après la mort de son père, et qui a succombé à un bête accident de chasse au cours duquel il a reçu... 93 balles.
Critique féroce
The Dictator navigue par la suite entre la satire politiquement incorrecte et la farce grasse et scatologique. On sent une féroce critique de notre époque, en particulier de la complaisance des dirigeants politiques envers la corruption des multinationales, mais on sent que Cohen, ou ses producteurs, se sont censurés.
La venue d'Aladeen aux Etats-Unis n'est pas la meilleure idée du film. On pense un peu à Coming To America, avec Eddie Murphy. Les références pop sont alors très (trop) nombreuses, de même que celles au pipi caca. Dommage car Sacha Baron Cohen a une folie toujours impressionnante. Mais on reste un peu sur sa faim au final.
Regardez la bande-annonce:
Un film de Larry Charles avec Sacha Baron Cohen, Anna Faris et Ben Kingsley.
Comédie. 1h23.










LES CHAÃŽNES 











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De Phil86
la
1
De Phil86
oups ! la bande annonce de jitters n'insiste pas beaucoup sur le côté homo de l'histoire...