Que voir au festival de films gays et lesbien de Paris le 15 novembre ?
La sélection des programmes du FFLGP par notre chroniqueur.
Les films du jour "7 ans" Maïté est mariée à Vincent qui vient d'être condamné à sept ans de prison. Le parloir est désormais leur seul espace d'intimité. Deux fois par semaine, elle récupère son linge sale, le lave, le repasse puis le lui rapporte. Un rituel qu'elle exécute avec assiduité et précision. Un jour, un jeune inconnu aborde Maïté à sa sortie de la maison d'arrêt. Il s'appelle Jean. Il lui tourne autour, lui propose de la ramener en voiture. Elle hésite puis se laisse faire. Elle offre son corps à cet inconnu. Il devient son amant. Un étrange jeu à trois va commencer… Premier film de Jean-Pascal Hattu, journaliste de presse écrite puis de télévision, celui-ci a fait ses premières armes au cinéma en étant assistant d'André Téchiné sur Les Roseaux sauvages et Les voleurs. Il a réalisé ensuite trois courts métrages de fiction: Coma (1995), Au-delà de la mer (1997) puis Cadeaux (2000). Il a signé également une dizaine de documentaires dont "Gardez le sourire", l'histoire d'une jeune gardienne de prison qui contribua à l'inspirer pour 7 ans coécrit avec Gilles Taurand et Guillaume Daporta. La projection aura lieu en présence du réalisateur et sera suivie d'une rencontre. À 19h30, salle Rex 2 - Le Rex - 1 bd Poissonnière - Paris 1er - M° Bonne Nouvelle "Hommage à Jean Genet" Il y a 20 ans mourrait Jean Genet. Le festival lui rend hommage en revenant sur les relations complexes que l'auteur poète et rebelle a entretenu avec le septième art. "Mademoiselle" Tony Richardson, l'excellent réalisateur de The Loneliness Of The Long Distance Runner et de Tom Jones, offre dans Mademoiselle à Jeanne Moreau le rôle d'une institutrice de province, que ses frustrations sexuelles poussent à allumer des incendies et à faire peser les soupçons sur un bûcheron italien (Ettore Manni) qu'elle séduira ensuite, profitant de sa vulnérabilité pour en faire son amant d'une nuit. Le dénouement sera terrible et d'une singulière noirceur achevant un film hanté par l'obsession érotique et les pulsions xénophobes, peignant un paysage humain de la France profonde pas vraiment optimiste. Le scénario de Jean Genet prend une force peu banale devant la caméra naturaliste et impitoyable de Richardson. Jeanne Moreau, est formidable dans un personnage pourtant tout sauf flatteur! À 22 heures, salle Rex 2 - Le Rex - 1 bd Poissonnière - Paris 1er – M° Bonne Nouvelle Les courts du jour "Courts côté filles" Une sélection de deux courts métrages inédits, dont un signé Guinevere Turner, l'une des créatrices de "The L Word". À 20 heures - Le Cinéma du monde - 42 bd Poissonnière - Paris 10e - M° Bonne Nouvelle Le doc du jour "The Nomi song" Ce passionnant documentaire, qui gagna en 2004 le Teddy Bear du Meilleur film documentaire à Berlin, nous transporte dans le New York des années 70 et nous fait découvrir Klaus Nomi, chanteur hors-norme qui, devint rapidement un véritable phénomène de la pop culture mondiale. Au travers d'une plongée dans l'univers glamour de la scène underground où tout n'était que délire et frénésie et entre les apparitions scéniques de Klaus Nomi et différents témoignages, ce film est un hommage, débordant d'images d'archives la plupart inédites, à l'une des époques les plus créatives mais surtout à l'une de ses figures les plus étranges. À 22h15 - Le Cinéma du monde- 42 bd Poissonnière - Paris 10e - M° Bonne Nouvelle











