Les sorties du mercredi 18 juin
The Good Girl de Miguel Arteta. Surtout, ne pas se laisser leurrer par la bande annonce qui tente de changer ce film indépendant, fin et un peu glauque, en une comédie romantique idiote. Justine (Jennifer Aniston qui révèle qu'elle a plus de deux expressions) vit au fin fond du Texas, dans une banlieue inintéressante. Elle est mariée à un homme sans intérêt depuis des années et déprime sérieusement dans un supermarché. Et puis un jour elle rencontre un garçon, plus jeune qu'elle, tout aussi déprimé qu'elle. Un film à ne pas sous-estimer. http://www2.foxsearchlight.com/thegoodgirl/index.html 2Fast 2Furious de John Singleton. La suite du très sympathique premier mais sans Vin Diesel, avec plus de bagnoles et plus de filles moins habillées… http://www.thefastandthefurious.com/ L'Evangile selon Saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini. La plus belle reconstitution de l'Evangile. Le Christ est un contestataire merveilleux dans la vision de Pasolini. De Saint Matthieu, qui fut, chronologiquement, le premier à relater la vie du Christ, Pasolini déclara : "Je pense d'abord que Matthieu est le plus révolutionnaire de tous les évangélistes, parce qu'il est le plus réaliste, le plus proche de la réalité terrienne du monde où le Christ apparaît. La relation qu'il fait des événements, de la crise qui culmine à l'arrivée du Christ, me paraît être celle qui correspond le mieux à la mentalité et à la situation des gens de l'époque". Le souci de donner une résonance contemporaine aux images et au texte (non intégral mais scrupuleusement conforme) de l'Évangile, poussa Pasolini à utiliser pour l'illustration sonore du film, non seulement des extraits d'œuvres de musiciens classiques ou contemporains (Bach, Mozart ou Prokofiev), mais aussi des negro spirituals ("Sometimes I feel like a motherless child" interprété par Odetta), des chants populaires russes et des extraits de la "Missa Luba" congolaise que, plus tard, Lindsay Anderson utilisa en fond sonore de certaines séquences de IF... Le Guet-Apens de Sam Peckinpah. Le film qui fut à l'origine du couple Steve McQueen / Ali McGraw. En échange de sa liberté, le détenu Carter McCoy doit à sa sortie de prison réaliser le hold-up d'une banque pour le compte de Jack Benyon. Après avoir abattu son complice Rudy Butler qui avait tenté de le tuer, il s'enfuit avec sa femme et l'argent volé à travers les Etats-Unis. Va et Vient de Joao Cesar Monteiro. Dernier film de Monteiro qu'il tourna alors qu'il était déjà très malade. Le thème de l'ultime film de cet artiste expérimental et sulfureux, particulièrement pervers et lubrique, chantre de son propre style (le "montérisme") et volontiers schizophrène (son alter-ego, Joao de Deus, apparaît dans certaines de ses oeuvres) reste fidèle à sa filmographie : Joao Vuvu, veuf solitaire, vit dans un vieux quartier de Lisbonne. A la recherche d'une femme de maison, il y reçoit des jeunes filles avec qui il se prête à des jeux étranges. Magnifique !











