Les sorties du mercredi 16 mars
"Calvaire" de Fabrice Du Welz, "Une Famille allemande" d'Oskar Roehler et "Capitaine Sky et le monde de demain" de Kerry Conran
Calvaire de Fabrice Du Welz Saluons l'audace de Fabrice Du Welz dont le premier long métrage a créé la polémique avant même sa sortie en salles à cause de sa violence. Appartenant au genre du "Suvivor movie", une variante du film d'horreur, Calvaire suit la descente aux enfers de Marc Stevens (Laurent Lucas), un chanteur itinérant pris en otage en pleine cambrousse par un aubergiste (Jackie Berroyer) qui le prend pour la réincarnation de sa femme ! Voir l'acteur Laurent Lucas en robe à fleurs se faire torturer par un Jackie Berroyer vraiment terrifiant dans ce contre-emploi est bien l'un des chocs cinématographiques de cette année. Âmes sensibles s'abstenir ! Une Famille allemande d'Oskar Roehler Sébastien Lifshitz a peut-être trouvé son équivalent allemand en la personne d'Oskar Roehler. Fasciné par les êtres en marge, Roehler suit le destin de trois frères en pleine crise : Agnes, Werner et Hans-Jörg. Depuis qu'elle a changé de sexe, Agnes tente de jouer les femmes au foyer sans grand succès. Homme politique influent, Werner est en conflit ouvert avec sa femme et son fils. Quant à Hans-Jörg, il cache difficilement sous ses airs de bibliothécaire inhibé qu'il est obsédé sexuel et voyeur à l'occasion. Pas vraiment le film annonciateur du printemps mais un cinéma radical et pas timoré ! Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran. Un peu de Batman, un peu d'Indiana Jones, un rien de Star Wars, quelques clins d'œil à Cary Grant ou Katharine Hepburn… Dès les premières images, le ton de Capitaine Sky et le monde de demain est donné. Capitaine Sky, c'est Jude Law, "l'homme le plus sexy" de l'année 2004, selon le magazine People. À ses côtés pour sauver le monde, Gwyneth Paltrow, dont le personnage n'aurait pas déplu à George Cukor. Et, quand vraiment le monde commence à aller vraiment mal, ce couple infernal fait appel… à Angelina Jolie, sexy en diable. Le prestige de l'uniforme ou du bandeau sur l'œil ?













