Les sorties du 29 décembre
The Grudge de Takashi Shimizu, Irresistible Alfie de Charles Shyer, et A Boire de Marion Vernoux.
The Grudge de Takashi Shimizu Greffe improbable entre le slasher movie américain et le film d'horreur nippon, The Grudge ne parvient jamais à dépasser ses modèles. Takashi Shimizu, réalisateur du remake de son propre film, Ju-on, nous ressort les mêmes recettes éculées depuis que Ring de Hideo Nakata et ses silhouettes flippantes aux longs cheveux noirs ont fait leur apparition sur les écrans. Ici, c'est une atroce fillette brune qui terrorise tout ceux qui ont le malheur de franchir le seuil d'une maison hantée. Pas vraiment de quoi nous effrayer (seul le volume du son qui augmente à chaque climax nous fait sursauter), mais The Grudge signe le grand retour de Sarah Michelle Gellar alias Buffy dans l'univers du film d'horreur. On espère la revoir dans de meilleures conditions… Irresistible Alfie de Charles Shyer Remake d'Alfie réalisé en 1966 par Lewis Gilbert avec Michael Caine dans le rôle titre, Irresistible Alfie suit les atermoiements existentiels d'un séducteur cynique qui finit par se faire prendre à son propre piège. Jude Law campe parfaitement ce beau gosse qui parade en Vespa dans Manhattan et entretient des liaisons régulières avec cinq femmes. Moins noir que l'oeuvre originale, le film de Charles Shyer séduit par la fausse frivolité de son héros et le regard extra-lucide qu'il porte sur ses " proies ". Parmi celles-ci, inutile de préciser que Susan Sarandon, véritable pub vivante pour les bienfaits de la DHEA, sort évidemment du lot… A Boire de Marion Vernoux Un médecin alcoolique (Edouard Baer), une hôtesse d'accueil un peu pouffe (Emmanuelle Béart) et un apprenti skieur (Atmen Kélif) se rencontrent à la suite d'un carambolage sur les pistes d'une station de ski. S'en suivent trois jours de beuverie sans fin. Une comédie éthylique qui exploite les moments creux de la vie pour les transformer en péripéties tragico-burlesques. À voir pour le trio d'acteurs même si Edouard Baer fait encore et toujours son Edouard Baer…











