Les sorties de mercredi 26 septembre.
Voilà certainement la meilleure semaine de sorties depuis la rentrée. La sortie de la semaine est le déjà culte outre-Atlantique Hedwig and the angry inch (lire Têtu n°60) de John Cameron Mitchell. Une comédie musicale rock glam qui raconte l'histoire d'un transsexuel (Hansel est devenu Hedwig) devenu chanteuse de rock. Hedwig est fascinée par le mythe de Platon sur l'origine de l'amour, selon lequel à l'origine nous n'étions qu'un et que, depuis notre séparation de notre moitié nous sommes à sa recherche. Hedwig recherche sa moitié qu'elle pense trouver en Tommy, jeune fils d'une famille pour laquelle elle fait du baby-sitting. Elle vit avec lui sa première vraie histoire d'amour. Tommy la trahit en lui volant ses chansons et devient une star. Depuis, Hedwig et son groupe de rock sillonnent le pays en quête de justice. Une comédie musicale époustouflante à voir de toute urgence et gageons que la B.O sera très bientôt sur toutes les lèvres. http://www.hedwig.com Pour les amateurs de mecs musclées, de bagnoles boostées à la nitroglycérine et de belles pépés, Fast and Furious s'impose. Dans les rôles principaux, Paul Walker (Brian), le musclé Vin Diesel (Dominic) et Michelle Rodriguez (Letty), dont on avait déjà pu admirer la frappe dans Girlfight. Brian est un flic de Los Angeles chargé d'infiltrer le milieu des coureurs automobiles qui s'éclatent (dans tous les sens du terme) dans les rues de L.A. Certains profitent de leurs talents de conducteurs et de la puissance de leurs bolides pour braquer des camions. Brian rencontre donc Dominic, le plus respecté de tous les racers, et sa copine Letty. Un pur moment de régal. http://www.thefastandthefurious.com Toujours chez nos amis américains, Sigourney Weaver est de retour dans un film très peu politiquement correct, Beautés Empoisonnées. Elle y interprète la mère de Jennifer Love Hewitt ; les deux femmes fatales ont monté une arnaque juteuse : la mère épouse les hommes fortunés, la fille les pousse à l'adultère qui mène au divorce et bingo ! Mais le jour où la supercherie est découverte par le dernier pigeon (Ray Liotta) et que la fille décide de faire cavalier seul, les choses se compliquent. Beautés Empoisonnées est probablement l'un des films les plus idiots qui soient, ce qui, parfois, mène à des moments très drôles ou assez inattendus, tel un strip-tease de Sigourney. http://www.mgm.com/heartbreakers/ Pour en finir avec les USA, signalons la sortie du dernier Sean Penn, The Pledge, avec Jack Nicholson en flic à la retraite qui se voit obligé de jurer de retrouver l'assassin d'une fillette au nom de dieu. Ce polar mystique aurait pu atteindre son but (Dieu est grand, je suis tout petit mais je m'en fous), mais il manque la cible de façon navrante et agaçante (je suis un rebelle mais il y a des limites). http://www.movies.warnerbros.com/thepledge Côté français, c'est le grand retour d'Edouard Baer (lire Têtu n°60) aux côtés d'Audrey Tautou. Dieu est grand, je suis toute petite (titre charmant qui prend une toute autre consonance ces derniers jours) raconte l'histoire d'une jeune fille un peu allumée amoureuse d'un vétérinaire juif non pratiquant. Elle se met en tête de tout apprendre du judaïsme, voire de se convertir, notamment pour se sentir plus proche de son amoureux. Un très joli film où l'on rit beaucoup. A remarquer, Catherine Jacob dont on reparlera bientôt. http://www.marsfims.com/dieu Côté asiatique, les contemplatifs devraient se précipiter voir Et là -bas, quelle heure est-il ? de Tsai Ming Liang, une réflexion sur le temps et l'espace d'une classe incomparable. Enfin, à noter la reprise de deux films qui unissent Marlène et Sternberg : L'Impératrice Rouge et La femme et le pantin (dans les cinémas Action).











