Les sorties de mercredi 10 octobre.
Va Savoir (lire Têtu n°60): très joli vaudeville de Jacques Rivette. Ugo (Sergio Castellitto) est à la tête d'une troupe de théâtre italienne qui fait un tour d'Europe avec la pièce de Pirandello Como tu me vuoi. Camille (Jeanne Balibar) en est l'interprète principale, elle est aussi la fiancée d'Ugo. A Paris, Camille retrouve son ancien amour, Pierre (Jacques Bonnaffé) alors qu'Ugo se lance à la recherche d'un manuscrit inédit de Pirandello avec l'aide de Do (Hélène de Fougerolles). Une délicieuse suite d'histoires croisées avec, au centre, la pièce de Pirandello et son écho dans le réel. Un concentré de joie. Danny Balint de Henry Bean (lire Têtu n°60): La véritable histoire d'un jeune juif new-yorkais, nazi et impliqué dans un mouvement néo-fascisme. La scène d'ouverture, extrêmement impressionnante, laisse présager un film remarquable, on tempère son enthousiasme assez vite mais le sujet demeure ahurissant et fascinant, d'autant que le jeune acteur (Ryan Gozling, issu des séries télé) est remarquable. Un film très perturbant qui manque certainement d'éléments psychologiques probants (Danny Balint s'est suicidé après la révélation de sa judéité dans le New-York Times) mais qui permet d'entamer une vraie réflexion sur à la haine de soi. Le Journal de Bridget Jones de Sharon Maguire: Renée Zellweger est une très jolie Bridget (elle a pris 12 kilos pour le rôle et, merci mon dieu, on lui découvre un peu de cellulite), hystérique, touchante et pleine de bonnes résolutions coincée entre son play-boy de boss (l'ultra sexy Hugh Grant dont la chemise mouillée après une chute de barque laisse un souvenir impérissable) et le plus austère mais néanmoins sincère ancien voisin (Colin Firth). http://www.miramax.com/bridgetjonesdiary Super 8 Stories d'Emir Kusturica: Un documentaire musical très entraînant sur son groupe de rock punk yougoslave, le No Smoking Orchestra et la musique Unza. Très rafraîchissant et on se glisse notamment dans l'histoire politique du groupe qui ne manque pas d'intérêt. La fille de son père de Jacques Deschamps: François Berléand découvre le même jour que sa femme (Fanny Cottençon) le trompe et que son meilleur ami a une fille cachée dont il ne veut pas entendre parler (Natacha Régnier). Il fera croire qu'il est le père de cette jeune fille pour mieux faire du mal à sa femme. Polar familial, sans plus. Les Acteurs Anonymes de Benoît Cohen ou comment une très bonne idée ne mène pas à grand-chose. Des jeunes comédiens sont filmés lors de leur stage de désintoxication de la comédie. On commence par l'interdiction des miroirs et par une nouvelle coupe de cheveux. Le reste malheureusement ne suit pas, même si les acteurs (Julien Boisselier, Mathieu Demy entre autres) sont très bons. Angel Eyes de Luis Mandoki: Exclusivement réservé aux fans de Jennifer Lopez qui y incarne une fliquette (Sharon Pogue) sauvée d'une embuscade par un certain Catch. Une histoire d'amour débute et ils découvrent les mystères de leurs passés respectifs. Jennifer ne confirme pas son talent d'actrice, qu'on avait pu admirer dans Hors d'atteinte... http://www.angeleyesmovie.warnerbros.com Enfin, Le Cas Pinochet de Patricio Guzman, un très bon documentaire sur Pinochet, de sa prise du pouvoir à son extradition.











