Les sorties de 16 janvier.
Le Doux Amour des Hommes, de Jean-Paul Civeyrac. Raoul de Vallonges erre dans les rues de Paris d'un appartement d'une conquête nocturne à sa propre chambre de bonne. Jeune écrivain, il appartient à cette jeune société intello parisienne qui se suffit à elle-même. Persuadé qu'il est incapable d'aimer, il multiplie les coups d'un soir sans jamais s'investir amoureusement. Il commence à en souffrir lorsqu'il rencontre une jeune fille dont il s'éprend alors qu'elle refuse son amour. Un film absolument sublime sur la fragilité et la difficulté de la naissance du sentiment amoureux. Magnifique. Cet amour-là, de Josée Dayan (lire critique dans Têtu n°63). Adaptation du roman de Yann Andréa Steiner qui partagea les 15 dernières années de Marguerite Duras. Leur histoire d'amour atypique, passionnelle et difficile est au centre du film. Si le sujet est évidemment absolument fascinant, la réalisation l'est beaucoup moins, adoptant un parti pris qui fige les personnages. Jeanne Moreau, visiblement troublée par sa ressemblance physique avec Duras et gênée par les rapports privilégiés que les deux femmes ont entretenus par le passé, hésite dans son interprétation. Les Amants du Nil, de Eric Heumann. Emma de Caunes interprète une jeune fille romantique, rêveuse et passionnée en quête d'amour. Dans les années 40 reconstituées en décors volontairement fait de carton pâte luxueux, elle part à l'aventure, à la recherche d'un homme (Eric Caravaca) dont elle s'est éprise. Inspiré des grands films des années 40, Les Amants du Nil a un charme désuet qui malheureusement n'opère pas sur la longueur. L'intention était belle, le résultat n'est pas à sa hauteur. Bandits, de Barry Levinson. Bandits de profession, Joe Blake et Terry Collins (Bruce Willis et Billy Bob Thornton) s'évadent de prison. Leur ambition est de cambrioler quelques banques afin d'aller s'installer au Mexique. Leur technique de cambriolage, particulièrement sympathique et sans violence, leur assure une popularité digne de celle de Robin des Bois. Tout se passe bien jusqu'à ce que l'une de leurs otages (Cate Blanchett) décide de les suivre dans leur entreprise. Une comédie efficace. http://www.mgm.com/bandits Le franc-tireur, de Jean-Max Causse. Le 21 juillet 1944, le plateau du Vercors est investi par les troupes allemandes qui ont décidé de le nettoyer des francs-tireurs qui s'y sont réfugiés. Michel Perrat (Philippe Léotard) est venu rendre visite à sa grand-mère, mais le village est attaqué. En fuyant pour sauver sa peau, il se joint à une poignée de maquisards et de civils qui tentent d'échapper à l'ennemi nazi. Le piège se resserre autour d'eux. Interdit en 1972, le film montrait une certaine France pendant l'occupation. Après des années de révélations sur la résistance et la collaboration, le film sort enfin officiellement. Un document étonnant.











