Les conditions du conventionnement de Pink TV
Pour obtenir son conventionnement, Pink TV a dû accepter un certain nombre de contraintes. On se souvient en effet qu'il n'y a pas si longtemps, en juillet dernier, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) voulait interdire totalement le X à la télévision, ce qui aurait furieusement compliqué la vie de Pink TV, le porno étant essentiel à une certaine culture gay. Retournement de situation: le 25 mars, le CSA adoptait une délibération relative à la diffusion de programmes de catégorie V, qui comprennent les programmes très violents ou pornographiques. Le CSA autorisait ainsi la diffusion de ces programmes "par des services soit placés sous le statut de chaîne "cinéma", qui comporte des obligations spécifiques d'investissement, soit par des chaînes cryptées ayant souscrit à des engagements élevés de contribution à la production, d'un niveau équivalent à celui des chaînes "cinéma", soit par des services de "paiement à la séance", sous réserve qu'ils présentent des garanties particulières de limitation de leur accès aux mineurs." Pink TV se présentant comme une chaîne généraliste et refusant le paiement à la séance, elle s'engage donc à participer très activement à la production. La chaîne devra investir en 2007 l'équivalent de 23,5 % de son chiffre d'affaires dans la production audiovisuelle (18,8 %) et la production cinéma (4,7 %). Pink TV devra être proposée en deux versions, avec ou sans porno. Elle ne pourra pas faire partie de l'offre de base et sera nécessairement proposée en option, soit seule, soit dans un bouquet ne contenant que des programmes destinés aux adultes. Pas de bouquet comportant Canal J et Pink TV (mais l'abonnement aux deux chaînes est possible hors bouquet). Par ailleurs, la chaîne ne pourra pas faire l'objet d'offres promotionnelles. Le coût de l'abonnement sera de 9 euros par mois.













