Le palmarès du Festival de Cannes
Désolé les gars, mais on n'a vu ni la Palme d'or ("4 mois, 3 semaines et 2 jours" de Cristian Mungiu), ni le Grand Prix du Jury ("La Forêt de Mogari" de Naomi Kawase), ni la plupart des œuvres primées.
Chaque année ou presque, c'est le même problème: à Cannes, on traîne, on fait la fête, on voit les films des sélections parallèles, et on se retrouve comme un con au moment du Palmarès. Désolé les gars, mais on n'a vu ni la Palme d'or (4 mois, 3 semaines et 2 jours, de Cristian Mungiu), ni le Grand Prix du Jury (La Forêt de Mogari, de Naomi Kawase), ni la plupart des œuvres primées. Il paraît toutefois que ce verdict-là est de bonne tenue, et on serait gonflé de contredire le jury, même si on aurait préféré, par exemple, que James Gray et son très beau We own the night reçoive un Prix de la mise en scène à la place de Julian Schnabel, dont Le Scaphandre et le Papillon fait craindre le pire –on ira tout de même vérifier sur place. Quant à Gus Van Sant, il se voit accorder un accessit douteux (Prix du 60e anniversaire?!) pour son sublime Paranoid Park, taxé par Stephen Frears de "lovely movie" (joli film), ce qu'on peut trouver un brin humiliant de la part du réalisateur de Dirty Pretty Things (une nullité). Regrets encore par rapport à l'absence de Tarantino ou de Christophe Honoré au Palmarès… Quoi qu'il en soit, les remettants ont été parfaits, Jamel Debbouze et Alain Delon en tête, le premier ironisant sur Sarkozy et le second rendant hommage à Romy, avec une broche "STAR" brillant de mille feux accrochée au costard, et dont on ne sait si elle était là pour honorer la défunte ou sa majesté Delon elle-même. Cannes s'achève, donc, et ce fut, de ce qu'on en a vu, une belle année: la compétition semble avoir retrouvé son aura de jadis, les sélections parallèles se portent bien, et on a bu du champagne jusqu'à en oublier parfois les films eux-mêmes, qui s'en sont très bien sortis sans nous. On fera mieux pour la 61e édition, promis.Photo DR











