Le mot "relaps" débattu à l'Académie française
Alors que l'Académie souhaite rajeunir ses "immortels", Dominique Fernandez et Angelo Rinaldi y débattent homosexualité et "relaps".
L'Académie française déplore l'âge trop élevé de ses membres, en moyenne 80 ans, et veut désormais offrir l'"immortalité" à des candidats plus jeunes. Mais les thèmes débattus sous la coupole de l'Institut de France, devraient être aussi un peu réactualisés. Le Monde, dans son édition du 6 février, relate des anecdotes croustillantes à ce propos. Notamment quand Dominique Fernandez (photo) a expliqué, le 16 décembre 2007, pourquoi il était important de s'engager en écriture et dans l'existence, avec toute sa subjectivité, l'homosexualité étant une part indissociable de l'individu. "L'engagement devrait rester une priorité pour les écrivains. […] Le meilleur Gide est celui qui a pris la défense de l'homosexualité."
Avant cela, c'était silence radio sur la question. Quelques semaines auparavant, poursuit Le Monde, lors d'une des séances du dictionnaire, l'écrivain Angelo Rinaldi avait proposé une nouvelle acception du mot "relaps" –qui se dit usuellement d'un chrétien retombé dans l'hérésie. "On utilise aussi ce terme pour certaines catégories de personnes qui refusent de se protéger…", lance l'auteur des Roses de Pline. "Mon cher confrère, dans quel grand texte de la littérature avez-vous rencontré ce sens?", l'interroge l'historien Marc Fumaroli. "Dans des revues, mon cher confrère, que vous ne lisez pas", a répondu Rinaldi. Qui a dit que l'homosexualité n'était plus subversive?Photos: DR.











