Festival de Cannes: ouverture
Retrouvez tout le long du 60ème festival de Cannes, les chroniques de notre correspondant.
Cannes, c'est une vieille histoire désormais. Dix ans ? Quinze ans ? Oui, c'est ça, quinze ans, et toujours le même sentiment d'étrangeté. Toujours cette impression d'être un enfant cinéphile au milieu des adultes, qui font, qui choisissent, qui vendent des films. Hier, suis allé chercher mon accréditation, une accréditation d'enfant justement. Minable, comme d'hab', mais, après tout, je suis un journaliste pédé: appartenir à la marge devrait me faire rire. J'irai voir des films, comme chaque année. Personne ne m'en empêchera. Et les films, qu'est-ce que j'en dis ? Du bien, a priori. Ca change. Parmi ceux déjà vus à Paris, mention très bien aux films de Breillat (Une Vieille Maîtresse), d'Honoré (Les Chansons d'amour), et de Nolot (Avant que j'oublie). Parmi ceux attendus ici, mon cœur balance entre les films de pédales (le Gus Van Sant, le Gregg Araki, un truc de jeunes lesbiennes, Naissance des Pieuvres, dont on dit le plus grand bien) et les films hétéros bourrins (le Tarantino, le James Gray, le Ferrara). A la fois folle et bourrin, quel beau programme, je devrais y trouver mon compte, ici, à Cannes, en compagnie des adultes. Aujourd'hui, ça commence fort : projection du Wong Kar-wai (My Blueberry nights –quel titre à la con !) à 10H. Wong Kar-wai, la folle hétéro par excellence, un maniériste viril, un type bien, quoi. pour cause de jeudi férié, il n'y aura pas de nouvelle chronique cannoise avant lundi. Au moins, j'aurai des choses à raconter.













