Après Krys, le chanteur Admiral T a dû s'excuser à son tour
Le chanteur de dancehall avait chanté des paroles homophobes jusqu'en 2004. Après avoir reçu un prix, il est au centre d'une polémique.
Quelques semaines après l'affaire du chanteur de dancehall Krys contre Vincent McDoom, un autre chanteur a dû s'expliquer sur les propos homophobes de ses chansons. Interpellé par An Nou Allé, Admiral T s'est expliqué sur son site Internet, et à l'association, par le biais de son avocat. Le CGL des Antilles lui reproche des textes, diffusés entre 2001 et 2004 sur au moins six albums dont deux remix, notamment pour les chansons Makoumé ("pédé") et Batty Boy Dead now: "On est venu pour brûler les pédés qui restent près de l'hôtel de ville", "Si tuer les pédés, c'était du sexe, je serais un nympho". Le 23 octobre, il recevait pourtant le prix Césaire de la musique, dans la catégorie Révélation, cérémonie organisée avec notamment le soutien de la mairie de Paris et de RFO. "Je suis le premier à vouloir que les hommes et les femmes [...] de toutes mœurs puissent vivre ensemble, libres et égaux, dans la tolérance, affirme aujourd'hui le chanteur. Je suis et serai toujours pour le respect de l'autre et des différences. Je bannis la violence et la haine." "Amnésie ou cynisme?" demande An Nou Allé, qui réclame l'annulation du concert d'Admiral T, prévu demain, vendredi 8 décembre, au Zénith de Paris. Véronique Dubarry, du groupe Verts de la mairie de Paris, déplore le prix qui lui a été attribué: "Cette récompense va à l'encontre de la politique mise en place par notre collectivité de lutte contre l'homophobie et risque ainsi de pénaliser tout le travail entrepris", affirme-t-elle, tout en demandant à la Mairie de Paris de signifier sa désapprobation et de lui retirer son prix.













