À nouveau en salles: "Le Jardin des Finzi-Contini", de Vittorio de Sica
Au cinéma le 18 juillet: luxe, drame et homosexualité sous-jacente. En 1970, Vittorio de Sica annonçait la décennie à venir.
Un Jardin? Un parc plutôt, immense comme le Luxembourg, et comme la fortune des Finzi Contini, ces grands bourgeois juifs de Ferrare, lettrés et indolents, qui chérissent leurs arbres plusieurs fois centenaires et se divertissent autour d'un court de tennis en terre battue. En 1970, quand Vittorio de Sica tourne cette adaptation du roman poignant de Bassani sur la déportation des juifs italiens, le vieux maître est à la fin de sa vie et de sa carrière. Pourtant, son Jardin des Finzi-Contini incarne parfaitement la décennie qui s'ouvre. Helmut Berger, Dominique Sanda et le sublime Fabio Testi (on n'ose le jeu de mots, mais Dieu sait qu'il le mérite…), acteurs d'une seule décennie, débutent ici par des notes justes, tant on sent la "prise en main" d'un de Sica étonnamment moderne. Costumes luxueusement impeccables, décors vertigineux, tensions sexuelles et politiques mêlées, tout est gay dans ce jardin où l'homosexualité n'est jamais visible. La version restaurée qui ressort dans les salles rend parfaitement justice aux images amples et tellement datées d'Ennio Guarnieri. Courez-y, et pas seulement pour Fabio! Le Jardin des Finzi-Contini, de Vittorio de Sica.
Avec Helmut Berger et Dominique Sanda.
En salles le 18 juillet.











